Le demi de mêlée Dan Carter était à Londres la semaine dernière avec les All Blacks. Attendu comme le messie à Perpignan, le néo-Zélandais s'est confié en exclusivité pour Myfreesport. Et il ne parle pas de rugby !
Vous avez rossé le XV de la Rose en Angleterre il y a quelques jours. Vous appréciez vos voyages ici ?
J'adore venir à Londres. J'aime prendre une pinte en regardant un match de foot quand je le peux. C'est bon, non ? Je suis déjà venu ici plusieurs fois et j'ai même rencontré la Reine qui était très cool. J'ai pas mal de mes amis d'école qui vivent dans le coin et c'est toujours sympa de retrouver des têtes familières. Quand j'étais petit, mon oncle m'avait acheté un maillot d'Arsenal. Même si je ne connaissais presque rien au foot, je le mettais tout le temps car il était cool.
Vous avez le temps pour du shopping ? Nous avons entendu que vous avez presque 250 jeans...
J'ai pas mal de vieux jeans avec des trous donc oui, on peut dire que j'ai une collection. J'aime les vêtements et j'aime la mode. Avec quelques amis, nous vendons des jeans GAS en Nouvelle-Zélande. Nous avons deux boutiques et j'y travaille de temps en temps juste pour penser à autre chose que le terrain.
Une seconde, vous le demi de mêlée des Blacks vous travaillez dans une boutique ?
Ouais. C'est juste trop bon de s'évader un moment, de rencontrer des clients, d'être derrière le comptoir et de les servir.
C'est comme si Wayne Rooney bossait chez H&M !
Oui, certains clients me regardent de manière bizarre quand ils me voient bouger des cartons mais je m'amuse bien.
Vous avez sûrement quelques fashion faux-pas à votre actif?
Bien sûr... Une fois je fais mon sac avec mon costume pour l'avant match et quand je me prépare, je m'aperçois que j'ai oublié mes chaussures pour aller avec. Bref, je me retrouve avec des baskets blanches... et je ne risque plus d'oublier une deuxième fois mes chaussures.
Et pas de séance photo embarrassante ?
Si une fois. Une séance s'est déroulée à 16 heures en plein milieu de Christchurch et c'était moi au milieu de la ville en caleçon... je me suis fait chambrer par tous mes coéquipiers mais après leur avoir offert quelques pantalons gratos, ils l'ont enfin bouclée.
Vous êtes une star mondiale du jeu de rugby. On vous reconnait hors du terrain de jeu ?
Les gens qui vous connaissent par coeur alors que vous ne les avez jamais rencontré, c'est un peu fou... Cela ne change rien pour moi dans la majorité des occasions. Mais si quelqu'un veut un autographe ou une photo, cela me va très bien. Pour moi c'est peut être 10 secondes et c'est une journée réussie pour celui qui l'obtient.
Comment faites vous le vide après un match ?
J'aime la musique. Il y a beaucoup de bonnes choses en Nouvelle-Zélande qui n'arriveront probablement pas jusqu'ici... Sinon, en été j'aime marcher, faire du surf et profiter de la plage. Pour moi c'est acquis car j'ai grandi en Nouvelle-Zélande mais c'est un endroit fantastique.
Pour terminer, dites nous une chose que nous ne savons pas encore...
Et bien, j'ai acheté la première copie de Windows Vista. Avec le décalage horaire, c'est l'endroit dans le monde où il a été mis en vente en premier. J'ai été invité pour le lancement et j'ai pu acheter la première boite. je l'ai signée puis elle a été mise aux enchère pour une oeuvre de charité. Si ça c'est pas la gloire !
Dan Carter apprend le français grâce à son... iPod
A l'heure de débarquer à Perpignan pour une pige de six mois, l'ouvreur star des All Blacks prépare sa venue avec des cours de langue nouvelle génération.
On n'arrête vraiment plus le progrès. à l'heure des baladeurs portables, des téléphones wifi et autres ordinateurs riquiqui, les modes de vie évoluent à vitesse grand V. Et Dan Carter en fait l'expérience. Alors que sa pige de six mois à Perpignan a débuté ce jeudi, l'ouvreur star des All Blacks a préparé son séjour avec minutie. Mais pour apprendre les rudiments de la langue de Molière, Carter n'a pas pris le chemin des cours de langues classiques. Il n'aura pas non plus besoin d'emmener un dictionnaire franco-anglais dans ses valises. Le tout grâce à son iPod : "J'ai téléchargé des leçons de prononciation et de vocabulaire. Dès que j'ai un peu de temps, je les écoute. Ça me permet de travailler mon français partout et tout le temps. Je ne vais pas devenir bilingue en quelques semaines, mais c'est le meilleur moyen d'acquérir au plus vite les bases dont j'aurai besoin pour me sentir bien avec le staff, mes coéquipiers et les gens de Perpignan. Et une fois là-bas, je prendrai des cours avec un professeur français", déclare-t-il au New Zealand Herald.
De quoi lui permettre de vivre à fond cette nouvelle expérience. "Je veux découvrir la culture du pays et le mode de vie à la française. J'y vais pour apprendre le plus possible, sur le terrain comme en dehors." Avec une seule inquiétude : quitter la quiétude néo-zélandaise. Interrogé sur le cas de Danny Cipriani, le jeune ouvreur star du XV d'Angleterre, dont la relation avec l'actrice Kelly Brook fait les choux gras de la presse people britannique, Dan Carter explique sa crainte : "En Nouvelle-Zélande, on a de la chance. La passion pour le rugby est énorme, mais on ne touche pas à notre vie privée. Pas comme en Europe." Voici, Gala ou Closer, ça te dit quelque chose, Dan?
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