Après plusieurs semaines de négociations, Dan Carter aurait donné son accord aux dirigeants toulonnais. A une condition : que le RCT joue en Top 14 dans quelques mois. Les clubs anglais restent en embuscade.
Ce n'est peut-être plus qu'une question de jours. Alors que depuis des semaines la rumeur circule un peu partout, le Néo-Zélandais Dan Carter pourrait rapidement s'engager en faveur de Toulon. Selon nos confrères du Midi Olympique, l'ouvreur des All Blacks aurait en effet donné son accord aux dirigeants varois. A une condition cependant : que Toulon joue en Top 14 dans quelques mois. Pas question en effet pour le joueur des Canterburry Crusaders de venir goûter aux joies d'une Pro D2 qui a dégoûté son compatriote Anton Oliver. Tout serait même bouclé. On parle d'une rémunération annuelle de 700 000 euros nets et d'un montage financier lui permettant de toucher une partie des bénéfices sur les ventes de produits dérivés à son image. Un bonus non négligeable qui pourrait avoisiner au minimum les 100 000 euros. Discret sur le sujet ces derniers jours, le président Mourad Boudjellal semble donc avoir trouvé les arguments nécessaires pour recruter l'un des meilleurs joueurs de la planète.
« Vu le niveau du Top 14 l'an prochain, où il y a une véritable course à l'armement en ce moment, il est évident qu'il faudra entre huit et dix recrues de très haut niveau, expliquait l'insatiable Boudjellal voilà quelques jours. Dan Carter en fait partie donc nous avons fait une offre qui me semble aujourd'hui être dans les mieux placées. » Et plus que l'argent, c'est semble-t-il la possibilité de retrouver ses compatriotes Andrew Mehrtens et Tana Umaga qui aurait fait la différence. « Je sais aussi qu'il a l'autorisation de venir une saison en France et que la présence de Tana Umaga à Toulon est un gage de sécurité pour la Fédération néo-zélandaise, notamment en matière de préparation et d'information sur l'état physique du joueur, sur son niveau de performance, reprend le président toulonnais qui rêve d'une charnière Carter-Michalak. Ce sont beaucoup d'atouts dans notre manche mais ce n'est pas fait. »
Deux semaines ont passé depuis ces déclarations d'intention et Toulon serait aujourd'hui tout près de réaliser un coup magistral sur le marché des transferts. Rien n'est encore officiel. Ce ne sera d'ailleurs pas le cas tant que les Varois, plus que jamais talonnés par le Racing-Métro 92 qui ne compte que trois points de retard à cinq journées de la fin, n'ont pas assuré leur retour dans l'élite. Interrogé lundi, Dan Carter s'est montré peu loquace. « J'étudie toutes les possibilités et cela peut prendre un peu de temps, a-t-il déclaré. Quand j'aurai pris ma décision, je le ferai savoir à tout le monde. » De quoi aiguiser l'appétit des clubs anglais prêts à dégainer si Toulon venait à rester en Pro D2. Alors que les Harlequins ont finalement décidé de recruter son remplaçant, Nick Evans, Northampton, de retour en première division, et surtout les Saracens du riche Nigel Wray, n'ont pas dit leur dernier mot.